



Les Dragons : L’ouverture est au Cœur.
Cycle de travail danse et peinture
Le dragon, c’est notre monstre intérieur, celui qui nous nourrit autant qu’il nous détruit.
Parfois on a le choix : préférer continuer à le laisser nous détruire parce qu’au moins cette lutte contre le dragon nous donne une raison d’exister, de nous battre, de créer…. Quitte à fermer hermétiquement quelques portes intérieures et extérieures.
Le mien, mon Dragon, était trop fort. J’ai du apprendre à l’apprivoiser ou plutôt à le laisser m’apprivoiser, sinon j’y aurais laissé ma peau. Pas de mérite non plus, je n’ai pas vraiment eu le choix. Alors s’opère un retournement : l’adversaire devient l’allié et sa force, notre raison d’être.
La flamme intérieure est toujours aussi forte, simplement, on trouve plus de bonheur que de malheur en découvrant que la paix est une construction permanente, une vigilance de chaque instant, qu’elle demande une créativité beaucoup plus grande que la guerre…..
Le choix des textes est venu dans une succession de rencontres et d’évidences. Toujours dans un besoin de confrontation et de relier les différences.
Entre la Bible et Confucius, quelles ressemblances ?
Alors que je vois souvent mis en opposition les dragons occidentaux et les dragons orientaux, je n’ai rencontré de part et d’autre que cette force intérieure placée en nous comme un adversaire à combattre dans le but de trouver notre vraie force, dans le but d’ouvrir le cœur de notre force ou notre force du cœur….
• Deux très petits formats : 18 cm x 25 cm, couverture carton, 10 peintures à l’huile et encre de Chine sur papier Népalais. Peinture et texte mélangés.
• Deux petits formats : 32 cm x 25 cm, couverture carton, 7 doubles pages, peintures à l’huile et encre de Chine sur papier Népalais. Peinture et texte mélangés.
• Un grand format : 43 cm x 59 cm , couverture bois, 10 grandes peintures à l’huile et encre de Chine sur papier Népalais, et deux doubles pages de textes.
• Un grand format : 102 cm x 76 cm , épaisseur : 15 cm, qui s’accroche au mur et s’ouvre comme un triptyque. Comprenant une grande peinture de couverture, trois peintures intérieures et quatre petits livrets de textes et peintures mélangés. L’armature est en bois, toile et grillage.

Triptyque. huile sur bois. 192 cm x 60 cm. 2007


"La Montagne ouverte" . triptyque. 150 cm x 150 cm. huile sur papier chinois marouflé sur bois.
"Monologue pour un disparu"
livre. 27 pages. Texte de Claude Aveline. 2006



"Je ne fais pas trop la différence entre danser et peindre. Je cherche la même chose et je me pose toujours la même question : Qu'est-ce que je lâche?
C'est long. C'est long avant de lâcher, avant d'arrêter de prouver qu'on existe. Et je ne suis jamais sûre. C'est tellement facile de se leurrer soi-même.
Il faut rester toujours vigilant, activer cette drôle de petite camera derrière la tête qui surveille cette marionnette que l'on appelle Catherine Pouzet pour quelques années.
Et si je n'ai plus peur de disparaître, qu'est-ce que je peins?
Est-ce que je peins?
En ce moment , je crée des livres. C'est un cheminement depuis les cours de calligraphie au Japon, le constat que j'ai été baignée toute mon enfance dans l'art traditionnel Chinois sans même m'en rendre compte, d'avoir mélangé dans mes peintures pendant des années, chorégraphie, calligraphie imaginaire pour passer par cette période figurative, récente et puis voilà que tout s'écroule et enfin, je trouve le texte. L'écriture des autres, mais avec des mots que je reconnais. Et une peinture qui échappe enfin à un attachement inconscient à l'extrême Orient.
J'aime bien les livres. Peut-être parce que je viens d'une lignée d'éditeurs.... Je m'arrange pour qu'ils soient de beaux objets, agréables au toucher. Même si le texte et les images sont dures, cela n'empêche pas le plaisir de la beauté de la matière."
Je travaille actuellement sur des mixages de textes de poètes et des morceaux de Bible ,interprétés, réels ou imaginaires.
Je joue . Je joue des mots. Je joue du sens qu'ont les mots pour nous. Multiple.
L'image que l'on a des mots. Des textes.
Ci-après, des extraits de "Dieu est (encore) un chien dans les arbres"
d'après un poème de Serge Pey et des extrapolations autour de la Bible.

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LISTE DES LIVRES UNIQUES DISPONIBLES
Couverture bois
Monologue pour un disparu poème de Claude Aveline
Couverture bois 2 exemplaires uniques
Le chemin est vide poèmes de Ryokan
Géographie Sacrée texte de Jean Malaurie
Dieu est un chien dans les arbres poème de Serge Pey et extraits de la Bible
Dieu est (encore) un chien dans les arbres poème de Serge Pey et extraits de la Bible
Dieu sépare poème de Roberto Juarroz et extraits de la Bible
L’ombre est un fruit poème de Roberto Juarroz et extraits de la Bible
Ne pas regarder simplement poème de Roberto Juarroz
Le Toucher Invente dans la nuit poème de Roberto Juarroz
Voyage de Minuit poème de Roberto Juarroz et extraits de la Bible
3 exemplaires uniques
Ainsi l’immense… poème de Serge Pey
4 exemplaires uniques
Partager une pomme poème de Serge Pey
3 exemplaires uniques
TABOU
"C'est
étrange,
les gens s'approchent de mes livres, les trouvent beaux, sont
attirés, et à un moment, ils tombent sur le mot... Dieu..... ou
Bible..... Et alors là, certains prennent un air gêné, d'autres
repoussent et ferment le livre un peu nerveusement, certains ricanent,
les plus audacieux insistent quand même en posant des questions.....
Et
voilà que ce quelque chose que je sens comme une vérité simple en dehors de toute religion, de tout culte, comme fondamental pour l'être
humain, devient le sujet tabou par excellence : "Comment, la Bible
comme texte fondateur de notre culture, mais c'est absurde voyons".
Ah,
bon!!..... Moi je pensais pourtant que c'était un texte intéressant à
étudier, à creuser, à confronter, justement. Parfois magnifique,
parfois absurde au regard de notre temps, le plus souvent d'une vérité
et d'une actualité à couper le souffle dans la description du
comportement humain.
"Oui, mais c'est une affaire personnelle, vous ne devez pas mélanger le personnel et le professionnel!"
Ah!...
Là, je ne sais pas quoi répondre tellement la remarque me semble
déplacée en matière de création artistique. Certes je vise au
dépassement de l'ego. Certes, aller au-delà de mon histoire personnelle
et émotionnelle me semble primordial, mais je ne peux qu'exprimer ce
qui nourrit ma vie, ce qui en fait le coeur, et qui me manque
justement si cruellement dans le monde qui m'entoure : cette lumière
intérieure qui habite chaque parcelle du Créé, peu importe le nom qu'on
lui donne, cette recherche intérieure qui mène peu à peu vers plus de sérénité.
Mais
voilà, par les temps qui courent, malheur à vous si vous osez affronter
l'opinion matérialiste de bon ton : vous serez bannis de ce qu'on
appelle 'le milieu artistique contemporain'.
Tant pis pour eux, je continuerai quand-même!"
Catherine Pouzet
sur rendez-vous.
